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Internet et le téléchargement nuisent gravement à la création numérique : qui ose proférer une telle anerie.

Au moment où la Fnac Bastille ferme ses portes, où les majors voient leur marge fondre comme beurre au soleil, la développement de nouvelles pratiques culturelles reposant sur Internet permet l’émergence de plus en plus d’artistes dans les domaines les plus divers.
Je vais prendre un exemple simple :
J’aime le didgeridoo : 28 disques à la Fnac.com et 19 en téléchargement, 11 albums chez Virginmega.fr,
Environ 800 morceaux sur Itunes, 2 podcasts référencés, et si je recherche cette information sur Internet, combien de sites vont me proposer (légalement) cette musique. Youtube propose 8730 vidéos et combien sur Dailymotion !
Si j’aime vraiment le didgeridoo, croyez-vous que mon unique source d’approvisionnement sera les sites marchands !
Alors les pleurs des majors et des marchands de culture…
Combien de disquaires, combien de libraires, combien de ciné-clubs ont été contraints de fermer définitivement leurs portes parce que ces géants de la culture de masse se sont imposés comme maillon incontournable de ce business ! Qui a seulement bougé un petit doigt à cette époque pour défendre ces artisans de la culture !
On vous dit que Internet et le téléchargement nuisent aux droits des auteurs : Que font les majors et les auteurs lors du passage à un autre standard de diffusion sinon engranger beaucoup plus de bénéfices : parce qu’en ayant acheter la cassette video de Star Wars, vous avez légalement acquis le droit de voir et revoir cette œuvre, lorsque vous avez acheté la version remasterisée, il y avait un bonus, mais lorsque que vous avez dû racheter le DVD pour enfin passer au blue ray qu’avez-vous eu de plus que ce droit que vous aviez déjà acquis ?
Et le téléchargement :
Tout le monde télécharge depuis 10 ans moins (et oui Napster date de juin 99), aujourd’hui, on veut tout stopper par une grosse vague de répression parce que les majors sont en difficulté : la création culturelle ne s’est jamais aussi bien portée, maintenant, il suffit juste d’avoir du talent pour accéder au small business, et on est pas obligé de correspondre aux panels établis par des services marketing dont le seul but est de vous faire consommer un peu plus.
Alors lorsque le monopole de cette industrie de la culture a été menacé en 2005 par la licence globale, le refus a été tout net. Pour les majors, le risque majeur n’était pas l’autorisation d’un nouveau mode de consommation mais surtout l’entrée en lice de nouveaux acteurs dans la distribution des œuvres et une perte de contrôle du système.
L’évolution : une mauvaise nouvelle pour les majors:
Combien de groupes montent chaque jour leur boite de production pour avoir un peu plus de maîtrise sur leur destin. On est en plein dans le phénomène qui a été initié par le rap il y a une quinzaine d’années, une multitude de petites structures qui proposent des trucs très qualifiés par un modèle économique différent et incontrôlable.
Aujourd’hui, on peut apprécier avant d’acheter et acheter à un prix plus juste parce que la production ne passe plus par ces intermédiaires gourmands.
Le (très) gros business de l’industrie musicale traditionnelle a explosé sous un nouveau modèle économique est en train de s’imposer celui de spectateurs-producteurs
La culture, si tant est qu’elle puisse être vendue, doit être considérée comme un fluide, et se vendre comme tel, les consommateurs, que nous sommes, sont aujourd’hui de plus en plus impliqués dans la sélection et la réussite des artistes.

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Jibé is | Topic: Coups de Gueule | Tags: , , ,

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